L’Eglise Adventiste du Septième Jour a émergé de la ferveur religieuse du XIXème siècle


04 février 2013, Silver Spring, Maryland, United States Elizabeth Lechleitner/ANN

Note de l’éditeur : Ceci est le premier d’une série d’articles ayant un caractère historique qui sera publiée cette année, pour marquer les 150 années d’existence de l’Eglise Adventiste du Septième Jour. Quand le prédicateur baptiste, William Miller, a déclaré que Jésus reviendrait le 22 Octobre 1844, plusieurs américains furent surpris, non seulement parce qu’il avait prévu une date, mais parce que la notion que le Christ reviendrait dans le sens littéral du terme, était en elle-même une idée radicale.

La toute nouvelle Eglise Adventiste va émerger d’un climat de renouveau spirituel depuis le nord-est des Etats-Unis. Des camps meetings, tel que ce rassemblement des Millérites, étaient le symbole du second grand réveil. Au XIXème siècle, la plupart des églises établies prêchaient que la seconde venue tenait plus du mythe que de la réalité, que c’était plus humain que divin. Les dirigeants religieux enseignaient qu’une « seconde venue métaphorique », symbolisait l’émergence d’une nouvelle génération craignant Dieu et socialement responsable. Mais la croyance des Millérites en un second avènement littéral, accompagnée d’une nouvelle compréhension des prophéties, le Sabbat du septième jour et l’état des morts, vont s’avérer être déterminantes. Ces doctrines fondamentales vont ancrer le nouveau mouvement adventiste, au milieu d’un climat religieux en pleine ébullition. Le nord-est des Etats-Unis au début du XIXème siècle était un foyer d’activité des mouvements de réveil. Ce qu’on appelait le Second Grand Réveil va donner naissance à ces mouvements : Les shakers, les Premiers Mormons, les précurseurs des Témoins de Jéhovah, les Millérites et une pléthore de dérivés excentriques. En fait, le nord de l’état de New York, avait été surnommé « le district épuisé », faisant référence au fait que les évangélistes avaient épuisé le lot de personnes non encore converties dans la région. C’est dans ce climat, que les Millérites vont surmonter le Grand Désappointement, quand le groupe attendit avec impatience, mais bien futilement, le retour du Christ. Avec la désillusion, de ce que l’historien adventiste Georges Knight, qualifie de « certitude mathématique de leur foi », beaucoup de Millérites vont déserter le mouvement.
Ceux qui restèrent, étaient partagés sur la signification du 22 Octobre.

Certains affirmèrent que cette date était tout simplement fausse. D’autres affirmèrent que le Christ était revenu, mais d’une façon spirituelle, voire illusoire. Et enfin un dernier groupe, les futurs dirigeants du tout nouveau mouvement adventiste, était convaincu que la date était correcte mais que l’événement ne l’était pas.
Le prédicateur baptiste, William Miller, faisait partie des quelques dirigeants religieux du XIXème siècle qui pensaient que le second avènement du Christ était un événement littéral. Revigorés par cette possibilité, ils se regroupèrent et se tournèrent à nouveau vers les Ecritures, déterminés à découvrir la vérité.

Ils arrivèrent à la conclusion qu’au lieu de revenir sur terre le 22 Octobre, Jésus avait entamé la dernière phase de son ministère d’expiation dans le sanctuaire céleste. Une jeune femme méthodiste, du nom d’Ellen Harmon (qui deviendra plus tard White), va accorder une crédibilité prophétique à cette interprétation. Sa vision de Décembre 1844, « d’un sentier droit et étroit » menant au ciel, confirmait que la prophétie s’était effectivement accomplie le 22 Octobre et va galvaniser ce qui va devenir le point central de la dénomination : fixer le Christ. L’historien adventiste, David Trim, est frappé par l’aptitude des Millérites à transcender un message initial qui s’était avéré si spectaculairement erroné. « Bien que ce soit vrai que les mouvements apocalyptiques, aussi surprenant que cela puisse paraître, gardent leurs adeptes, même quand il est prouvé que leurs idées sont manifestement pas fondées, ce ne sont pas des gens qui vont fonder une église qui va rencontrer du succès.

Que les adventistes aient pu accomplir cela, n’est pas seulement la preuve que Dieu est de votre côté, mais c’est la preuve que vous avez des dirigeants intelligents et rationnels. » Ils démontrèrent également un vif désir pour les vérités bibliques, a-t-il ajouté. « C’est ce qui les a permis de continuer quand tous les autres Millérites avaient soit pris des routes excentriques ou s’étaient joints aux courants les plus en vue, » a déclaré Trim. Pour les premiers croyants adventistes, ce qui était communément appelé la « vérité présente » était dynamique. Et en fait, à mesure que les quelques centaines d’adventistes observateurs du sabbat de 1840 augmentaient, pour atteindre les 3000 membres en 1863, année où l’Eglise
Adventiste fut officiellement établie en tant que telle, leurs compréhensions doctrinales allait subir des changements pour le moins frappants. Dans un premier temps, les pionniers tels que James White, furent fervents dans leur appel à « sortir de Babylone ». C’était un massage invitant à quitter les organisations religieuses pour revenir à la simplicité de l’évangile. Ceci ne surprend guère les historiens religieux, qui ont observé qu’à presque chaque nouvelle génération, les gens ressentent le besoin de revenir vers les fondements de leur foi. En fait, cette tendance a alimenté le second grand réveil.
Une des premières pionnières adventistes, Ellen White, à droite, et sa soeur jumelle Elizabeth. On les voit ici, dans les années 1850, une dizaine d’année après avoir reçu ce que les adventistes croient avoir été sa première vision prophétique de la part de Dieu. Mais ce qui est frappant, déclare Trim, est le revirement de White, alors que le mouvement prend de l’ampleur. A partir de 1859, White était arrivé à la conclusion qu’en fait l’appel « sortir de Babylone » signifiait, laisser la désorganisation pour entrer dans la structure d’église.

 « Ceci, de plus, coïncide avec le fait que Babylone vient de Babel qui veut dire confusion, et White déclare que l’appel qui est de sortir de Babylone veut dire laisser de côté tous les fervents courants religieux de son époque , courants religieux chaotiques et survoltés, pour former quelque chose de plus organisé. Donc, sortir de Babylone, prend ici un tout autre sens, » déclare Trim. Mais alors qu’ils se dirigeaient vers une structure d’église, les premiers adventistes ne vont rien perdre de leur zèle initial. Ils vont plutôt créer un équilibre entre le radicalisme qui s’était introduit dans la plupart des expressions religieuses du milieu des années 1800 et le conservatisme qui allait s’ensuivre. C’est un équilibre que l’Eglise Adventiste maintient toujours aujourd’hui, déclare Trim, et cela trouve sa racine dans cette tension de toujours qui existe entre l’esprit et l’ordre, qui remonte à l’époque de l’église médiévale. « Vous devez posséder l’esprit, car l’ordre devient terne, se pétrifie et se hiérarchise, mais vous devez avoir de l’ordre car l’esprit devient chaotique et auto destructeur, » a –t-il déclaré.

 La pionnière de l’Eglise Adventiste, Ellen White a joué un rôle crucial dans le maintien de cet équilibre. A travers son don de prophétie, Trim déclare qu’elle était idéalement placée pour tempérer les disputes inévitables entre les premiers dirigeants adventistes tels, James, son époux, Joseph Bates, Uriah Smith, John Nevins Andrews, George Butler et bien d’autres. Ils étaient tous des individus incroyablement puissants et motivés, ayant des personnalités propres à propulser un mouvement local pour en faire une église globale, a-t-il dit. Même si certains étudiants de l’histoire de l’Eglise trouvent déconcertants la tension qui régnait entre les dirigeants fondateurs, Trim déclare que le premier mouvement adventiste est unique dans le sens qu’il est resté uni alors que la plupart des groupes religieux avaient tendance à se disperser, en suivant un leader charismatique ou à se dissoudre tout bonnement. Malgré les désaccords, les adventistes, ultimement, se ralliaient derrière les vérités bibliques et ils y parvenaient grâce à la prière, à l’étude de la bible ou aux prophéties révélées. « Ces hommes étaient totalement convaincus qu’Ellen White était la messagère de Dieu. Si elle disait : Il m’a été montré, ils l’acceptaient même si cela n’allait pas forcément dans leur sens, » a déclaré Trim.


Un des premiers pionniers adventistes, James White. Il fut totalement impliqué à aider les adventistes à trouver un juste équilibre entre le zèle religieux et la structuration de l’Eglise. « Ils étaient prompts à débattre et ils étaient très directs dans leurs propos, mais ils étaient aussi prompts à pardonner et ils n’étaient pas rancuniers, » a ajouté Trim. « Ils avaient une ouverture d’esprit qu’ils nous seraient avantageux d’adopter. » Les adventistes modernes pourraient trouver nos premiers pionniers particuliers. Certains ne croyaient pas en la Trinité ou en la personne du Saint-Esprit et croyaient que Jésus était un être créé. Beaucoup observaient le sabbat de 18h00 le vendredi à 18h00 le samedi, sans tenir compte du coucher du soleil. Ils n’avaient également aucuns scrupules à manger des viandes impures. Mais tout ceci allait changer dans les années qui allaient suivre.


Ce que les adventistes actuels reconnaîtraient sans nul doute à nos prédécesseurs, c’est leur conviction. Qu’il ait été question du sabbat, du second retour, du sanctuaire et autres croyances fondamentales, les premiers adventistes croyaient qu’ils avaient découverts ce que Trim appelle « une clé », pouvant déverrouiller toutes les vérités bibliques. « Ils avaient réalisés que toutes ces doctrines disaient la même chose au sujet de Dieu, qu’elles indiquaient toutes la même direction, ainsi, les premiers adventistes se sentaient-ils obligés de s’y conformer. » « Cet intérêt pour la vérité devrait nous inspirer, » a-t-il conclu.


Mission et Service

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La mission de l'Église adventiste du septième jour, comme énoncé dans la déclaration de mission de l'Eglise, est de proclamer à tous les gens de l'Évangile éternel dans le contexte des messages des trois anges d'Apocalypse 14:6-12. La commission de Jésus-Christ nous oblige à conduire les autres à accepter Jésus comme leur sauveur personnel et à s'unir avec son église, et les nourrir en préparation de son prochain retour. C'est au cœur de la mission de l'Eglise et est accomplie par la prédication, l'enseignement et la guérison des ministères.

Depuis ses débuts, l'église était intentionnelle à articuler et à la pratique de sa mission en communiquant le message de l'Évangile à travers le monde. Le terme «mission globale» est synonyme d'atteindre les peuples du monde, peu importe où ils sont, et dans le contexte de leur vie. Adventistes sont une communauté mondiale. Adventistes sont engagés à rendre l'éducation accessible partout. Au cœur du système d'éducation adventiste est la conviction que chaque individu devrait avoir l'occasion d'étudier et de grandir.

Adventistes croient aussi que la vie chrétienne comprend la santé spirituelle et physique, ainsi vous trouverez adventistes du septième jour impliqués dans la promotion de la santé et l'intégrité. Reconnu comme une église en croissance, adventistes du septième jour sont impliqués dans la fourniture amélioration pour tous les êtres humains et surtout tendre la main pour fournir une aide pratique aux personnes touchées par une catastrophe ou ceux nécessitant l'aide au développement.

"Fais aux autres..." est une phrase connue d'adventistes du septième jour. Afin d'accomplir les objectifs de la mission de l'Eglise chrétienne, les adventistes sont des promoteurs de la liberté humaine et la responsabilité, notamment en soulignant la liberté de religion pour tous les peuples. 



Église Adventiste du 7ème jour de Fontainebleau 



Mission

Proclamer la bonne nouvelle du retour glorieux du roi des rois Jésus-Christ le seul Sauveur et Seigneur.



L'HISTORIQUE

Histoire du Mouvement Adventiste dans le monde

1. Les débuts
L'identité de l'Église Adventiste ne peut être établie indépendamment de son histoire. Il convient de la situer dans le prolongement d'un vaste mouvement prophétique parti du Wurtemberg, en Allemagne, à la 
fin du dix-huitième siècle. La Révolution française, les guerres qui l'accompagnèrent, l'expansion industrielle, constituèrent le ferment d'un immense réveil religieux.

Ce mouvement émigra en Angleterre puis en Amérique du Nord et embrasa tous les États confédérés. Dans le cadre de grandes assemblées sous la tente, des prédicateurs appelèrent les foules à se réformer, et l'éveil du sentiment religieux déboucha sur la création de grandes sociétés missionnaires protestantes en terres païennes.

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, de nombreuses sociétés religieuses et missionnaires sont fondées et un grand mouvement d'expansion du protestantisme militant produit des missionnaires tels que Carey, Livingstone, Guttzlaff, Williams, Coillard.

Le XIXe siècle peut être considéré comme le grand siècle de la mission protestante en terre païenne.
Quel sens fallait-il donner à cette accélération de l'histoire ?
La fin du monde était-elle proche ?

Une cinquantaine de groupes, dont dix-sept aux États-Unis, tentèrent de répondre à ces questions brûlantes. Parmi eux, les
 Millérites dont sont issus les adventistes du septième jour.

William Miller, au travers de son étude du livre biblique de Daniel, fut convaincu que la fin du monde devait avoir lieu en 1843, 1844. Accrédité par dix-sept pasteurs de confessions protestantes différentes (baptistes et méthodistes pour la plupart), il convainquit plus de cent mille personnes à attendre avec foi le retour du Christ pour ces dates.

Ce fut une erreur puisque le Christ précisa au sujet de son retour glorieux que 
"nul ne sait ni le jour ni l'heure" (Matthieu 24.36)

Après cette grande déception, les Millérites reconnurent leur erreur quant à l'interprétation de l'événement.
Un bon nombre réintégra les Églises d'origine et 
le reste s'éparpilla en petits groupes dont le plus important devint l'Église adventiste. Celle-ci se situe ainsi dans un mouvement qui prit au XIXe siècle une quadruple dimension : un retour à l'étude personnelle des Écritures, la réforme des mxurs, l'expansion missionnaire, et l'attente du retour du Christ.

2. L'unité
Nombre de croyants sont rejetés de leurs Églises pour avoir partagé les vues du baptiste William Miller. Quelque peu désorientés, ils se retrouvent pour prier ensemble et étudier la Bible. Ils se regroupent autour de Joseph Bates, Hiram Edson, James White et des hommes cultivés tels que John Andrews, John Loughborough et Uriah Smith. 
En 1861, ils sont déjà 3 500 regroupés dans 125 églises et conduits par 30 pasteurs. Ils se dotent alors d'une organisation administrative et se donnent le nom d'Église adventiste du septième jour.

Une femme, du nom d'
Ellen White, épouse du pasteur James White, joue un rôle important dans les grandes orientations du mouvement. Visionnaire, elle écrit de nombreux ouvrages (45000 pages dactylographiées) et contribue à l'évolution de la jeune Église dans plusieurs domaines particuliers.

Elle lutte contre le fanatisme et encourage l'organisation démocratique du mouvement. Elle recommande la pratique d'une vie saine, l'abstinence de tabac et d'alcool, et elle est en faveur d'une médecine naturelle et préventive. Elle enseigne la tolérance, dénonce l'esprit sectaire et incite les croyants à toujours se référer aux textes bibliques.
D'origine méthodiste, son attachement au 
sola scriptura en fait une protestante active.

Elle stimule la mission mondiale en se rendant elle-même en Europe et en Australie. Consciente de l'importance de l'éducation de la jeunesse, elle est à l'origine de ce qui est aujourd'hui le premier système scolaire protestant dans le monde. Dès le départ, elle encourage son mari à se servir de l'imprimerie pour soutenir le petit groupe de croyants et recommande la création de maisons d'édition.

Le mouvement connaît des crises de croissance. Des personnalités importantes font défection, des questions doctrinales se posent, mais l'unité de l'Église est préservée et bientôt, le mouvement adventiste prend une dimension mondiale.

3. Le développement
Les premiers adventistes sont localisés en Nouvelle-Angleterre. Ils n'envisagent pas d'extension en dehors des États-Unis. Mais leurs publications commencent à se répandre dans le monde et des appels de lecteurs passionnés leur parviennent. En 1874, un premier missionnaire est envoyé en Suisse. Il ouvre une imprimerie à Bâle et diffuse, dans toute l'Europe, les convictions adventistes.

En 1877, une communauté se constitue en Italie, une autre, dix ans plus tard, en Hollande. 
À la fin du XIXème siècle, il y a près de dix mille adventistes en Europe. En 2008 l'église Adventiste se compose de 15 921 408 membres baptisés. Puis c'est l'Australie, en 1885, où une communauté de 90 membres se crée à Melbourne en moins d'une année.

Le message adventiste parvient en Amérique du Sud à la suite d'une correspondance entre des Vaudois du Piémont et leurs coreligionnaires émigrés en Argentine, de sorte qu'en 1895, une première communauté est organisée dans ce pays. Dans toute l'Amérique centrale, des colporteurs vendent des Bibles et étudient les saintes Écritures dans les foyers.

En Orient, la foi nouvelle se répand d'abord parmi les colons anglais de la côte indienne. L'Afrique est atteinte par le sud au travers de colons hollandais.

L'Église adventiste est aujourd'hui présente dans 204 pays à travers le monde. Elle souhaite proclamer "un Évangile éternel pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, tribu, langue et peuple " (Apocalypse 14.6). Elle est convaincue que le message de l'amour de Dieu doit dépasser toutes les barrières nationales, ethniques ou culturelles. Pour remplir cette mission, le mouvement adventiste réalise des projets religieux, éducatifs, sociaux et médicaux.

Il s'adapte maintenant à la nouvelle ère de communication en entrant dans le monde d'Internet et en 
diffusant l'Évangile par satellite.

LA DOCTRINE

Les 28 Croyances de l'Eglise Aventiste du 7ème jour :

1Les Saintes Ecritures
Les saintes Ecritures (l'Ancien et le Nouveau Testament) sont la Parole de Dieu écrite, communiquée par l'inspiration divine au moyen de saints hommes de Dieu qui ont parlé et écrit sous l'impulsion du Saint-Esprit. Dans cette parole, Dieu a confié à l'homme la connaissance nécessaire au salut. Les saintes Ecritures constituent la révélation infaillible de sa volonté. Elles sont la norme du caractère, le critère de l'expérience, le fondement souverain des doctrines et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l'histoire.

(2 Pierre 1:20,21 ; 2 Timothée 3:16,17 ; Psaumes 119:105 ; Proverbes 30:5,6 ; Esaïe 8:20 ; Jean 17:17 ; 1 Thessaloniciens 2:13 ; Hébreux 4:12 )

2. La Trinité
Il y a un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit, unité de trois personnes coéternelles. Dieu est immortel, omnipotent, omniscient, souverain et omniprésent. Il est infini et dépasse la compréhension humaine; cependant, il peut être connu au travers de sa révélation. Il est pour toujours digne d'être invoqué, adoré et servi par toute la création.

(Deutéronome 6:4 ; Matthieu 28:19 ; 2 Corinthiens 13:13 ; Ephésiens 4:4-6 ;
1 Pierre 1:2 ; 1 Timothée 1:17 ; Apocalypse 14:7)

3. Le Père
Dieu, le Père éternel, est le créateur, la Source, le Soutien et le Souverain de toute la création. Il est juste et saint, miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité. Les vertus et les facultés manifestées par le Fils et le Saint-Esprit sont aussi révélatrices du Père.

(Genèse 1:1 ; Apocalypse 4:11 ; 1 Corinthiens 15:28 ; Jean 3:16 ; 1 Jean 4:8 ;
1 Timothée 1:17 ; Exode 34:6,7 ; Jean 14:9)

4. Le Fils
Dieu, le Fils éternel, s'est incarné en Jésus-Christ. Par lui, tout a été créé; par lui, le caractère de Dieu est révélé, le salut de l'humanité est accompli et le monde est jugé. Eternellement et véritablement Dieu, il est aussi devenu véritablement homme, Jésus le Christ. Il a été conçu du Saint-Esprit et il est né de la vierge Marie. Il a vécu et a été soumis à la tentation en tant qu'homme, mais il a donné l'exemple parfait de la justice et de l'amour de Dieu. Ses miracles ont attesté sa divinité et l'ont confirmé comme le Messie promis. Il a souffert et il est mort de son plein gré sur la croix pour nos péchés et à notre place, il est ressuscité des morts et il est monté exercer un ministère en notre faveur dans le sanctuaire céleste. Il reviendra en gloire pour apporter la délivrance finale à son peuple et la restauration de toutes choses
  
(Jean 1:1-3 ; Colossiens 1:15-19 ; Jean 10:30 et 14:9 ; Romains 6:23 ; 2 Corinthiens 5:17-19 ; Jean 5:22 ; Luc 1:35 ; Philippiens 2:5-11 ; Hébreux 2:9-18; 1 Corinthiens 15:3,4 ; Hébreux 8:1,2 ; Jean 14:1-3 )


5. Le Saint-Esprit 
Dieu, l'Esprit éternel, a pris avec le Père et le Fils une part active à la création, à l'incarnation et à la rédemption. Il a inspiré les écrivains de la Bible. Il a rempli de puissance la vie du Christ. Il attire et persuade les êtres humains; ceux qui répondent favorablement, il les régénère et les transforme à l'image de Dieu.
Envoyé par le Père et le Fils pour être toujours avec ses enfants, il dispense ses dons spirituels à l'Eglise, lui donne la puissance nécessaire pour rendre témoignage au Christ, et en harmonie avec les Ecritures la conduit dans toute la vérité.

(Genèse 1:1,2 ; Luc 1:35 et 4:18 ; Actes 1:8 et 10:38 ; 2 Pierre 1:21 ;
2 Corinthiens 3:18 ; Ephésiens 4:11,12 ; Jean 14:16-18,26 ; 15:26,27 et 16:7-13)


6. La Création
Dieu a créé toute chose et nous a laissé dans les Ecritures le récit authentique de son activité créatrice. En six jours, le Seigneur a fait les cieux et la terre et tout ce qui vit sur la terre, et il s'est reposé le septième jour de cette première semaine. Il a par là même institué le sabbat comme mémorial perpétuel d'une oeuvre créatrice achevée. Le premier couple, homme et femme, fut créé à l'image de Dieu comme le couronnement de la création; il reçut le pouvoir de dominer le monde et fut chargé d'en prendre soin. Dès son achèvement, le monde était très bon et proclamait la gloire de Dieu.

(Genèse 1:2 ; Exode 20:8-11 ; Psaumes 19:1-12 ; 33:6,9 et 104 ; Hébreux 11:3)


7. La Nature de l'Homme
L'homme et la femme furent créés à l'image de Dieu et dotés d'une individualité, du pouvoir et de la liberté de penser et d'agir. Bien que créé libre, chacun d'eux, constitué d'une unité indivisible, corps, âme et esprit, était dépendant de Dieu pour la vie, dans tous les aspects de l'existence. Quand nos premiers parents désobéirent à Dieu, ils refusèrent de dépendre de lui et furent déchus de la position élevée qu'ils occupaient auprès de Dieu. L'image divine fut altérée en eux et ils devinrent mortels. Leurs descendants participent de cette nature déchue et en supportent les conséquences. Ils naissent avec des faiblesses et des tendances au mal. Mais Dieu (en Christ) a réconcilié le monde avec lui-même, et, par son Esprit, il rétablit chez les mortels repentants l'image de Celui qui les a faits. Créés pour la gloire de Dieu, ils sont appelés à l'aimer, à s'aimer les uns les autres et à prendre soin de leur environnement.

(Genèse 1:26-28 ; 2:7,15 et 3 ; Psaumes 8:4-9 et 51:5,7,12 ; Actes 17:24-28 ; Romains 5:12-17 ; 2 Corinthiens 5:19,20 ; 1 Jean 4:7,8,11,20)


8. Le Grand Conflit
L'humanité toute entière est actuellement impliquée dans un vaste conflit entre le Christ et Satan, concernant le caractère de Dieu, sa loi et sa souveraineté sur l'univers. Ce conflit éclata dans le ciel lorsqu'un être créé, doté de la liberté de choisir, devint, par une exaltation de sa personne, Satan, l'ennemi de Dieu, et entraîna dans sa révolte une partie des anges. Il introduisit un esprit de rébellion dans ce monde lorsqu'il incita Adam et Eve à pécher. Ce péché humain eut pour conséquence l'altération de l'image de Dieu dans l'humanité, la perturbation du monde créé et sa destruction lors du déluge universel. Au regard de toute la création, ce monde est devenu le théâtre du conflit universel dont, en fin de compte, le Dieu d'amour sortira réhabilité. Afin de prêter main-forte à son peuple dans ce conflit, le Christ envoie le Saint-Esprit et les anges fidèles pour le guider, le protéger et le soutenir sur le chemin du salut.

(Apocalypse 12:4-9 ; Esaïe 14:12-14 ; Ezéchiel 28:12-18 ; Genèse 3 et 6-8 ; Romains 1:18-32 ; 5:12-21 et 8:18-21 ; 2 Pierre 3:5-7 ; 1 Corinthiens 4:9 ; Hébreux 1:14)


9. Vie, Mort et Résurrection du Christ
La vie du Christ, parfaitement soumise à la volonté divine, ses souffrances, sa mort et sa résurrection sont les moyens nécessaires que Dieu a prévus pour libérer l'homme du péché, en sorte que tous ceux qui, par la foi, acceptent ce rachat obtiennent la vie éternelle. Dès lors, la création tout entière peut mieux comprendre l'amour saint et infini du Créateur. Cette réconciliation parfaite prouve la justice de la loi de Dieu et la noblesse de son caractère; en effet, elle condamne notre péché tout en assurant notre pardon. La mort du Christ a une valeur substitutive et rédemptrice ; elle est propre à réconcilier et à transformer. Sa résurrection proclame le triomphe de Dieu sur les forces du mal, et, pour ceux qui acceptent la réconciliation, elle atteste leur victoire finale sur le péché et la mort; elle démontre la seigneurie de Jésus-Christ, devant qui tout genou ploiera dans les cieux et sur la terre.

(Jean 3:16 ; Esaïe 53 ; 1 Pierre 2:21,22 ; 1 Corinthiens 15:3,4,20-22 ;
2 Corinthiens 5:14,1,19-21 ; Romains 1:4 ; 3:25 ; 4:25 et 8:3,4 ; 1 Jean 2:2 et 4:10 ; Colossiens 2:15 ; Philippiens 2:6-11)


10. L'expérience du salut
Le Christ, qui n'a pas connu le péché, Dieu, dans son amour infini et sa miséricorde, l'a fait péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. Sous l'influence du Saint-Esprit, nous prenons conscience de notre besoin, nous reconnaissons notre condition de pécheurs, nous nous repentons de nos transgressions et nous exprimons notre foi en Jésus, comme Seigneur et Sauveur, substitut et exemple. Cette foi par laquelle nous recevons le salut provient du pouvoir divin de la Parole; c'est un don de la grâce de Dieu. Par le Christ, nous sommes justifiés, adoptés comme fils et filles de Dieu, et délivrés de la domination du péché. Par l'Esprit, nous naissons de nouveau et nous sommes sanctifiés; l'Esprit régénère nos esprits, grave la loi d'amour dans nos coeurs, et nous recevons la puissance nécessaire pour vivre une vie sainte. En demeurant en lui, nous devenons participants de la nature divine, nous avons l'assurance du salut, maintenant et au jour du jugement.

(2 Corinthiens 5:17-21 ; Jean 3:3-8,16 et 16:8 ; Galates 1:4 ; 3:13,14,26 et
4:4-7 ; Tite 3:3-7 ; 1 Pierre 1:23 et 2:21,22 ; Romains 3:21-26 ; 5:6-11 ;
8:1-4,14-17 ; 10:17 et 12:2 ; Colossiens 1:13,14 ; Luc 17:5 ; Marc 9:23,24 ; Ephésiens 2:5-10 ; Hébreux 8:7-12 ; Ezéchiel 36:25-27 ; 2 Pierre 1:3,4)


11. Croître en Christ
Par sa mort sur la croix, Jésus a triomphé des forces du mal. Lui qui subjugua les esprits démoniaques pendant son ministère terrestre a brisé leur pouvoir et rendu certain leur sort final. La victoire de Jésus nous donne la victoire sur les forces mauvaises qui cherchent encore à nous contrôler, alors que nous marchons avec lui dans la paix, la joie et l'assurance de son amour. Maintenant, le saint-Esprit demeure en nous et nous donne plein pouvoir. Continuellement engagés avec Jésus, notre Sauveur et Seigneur, nous sommes libérés du fardeau de nos actions passées. Nous ne vivons plus dans les ténèbres, la peur des puissances mauvaises, l'ignorance et l'absence de sens de notre ancien mode de vie. Dans cette nouvelle liberté en Jésus, nous sommes appelés à croître dans la ressemblance avec son caractère, en entrant chaque jour en communion avec lui par la prière, en nous nourrissant de sa Parole, en méditant sur elle et sur sa providence, en chantant ses louanges, en nous rassemblant pour le culte et en participant à la mission de l'Eglise. Lorsque nous nous adonnons à un service d'amour en faveur de ceux qui nous entourent et au témoignage de son salut, sa présence constante avec nous à travers l'Esprit transforme chaque moment et chaque tâche en une expérience spirituelle.

(Psaume1. 1,2;23.4 ; 77.11;12 ; Colossiens 1.13,14 ; 2.6,14,15 ; Luc 10.17 20 ; Ephésiens   5.19,20 ; 6.12-18;1 Thessaloniciens 5.23 ; 2 Pierre 2.9 ; 3.18;2 Corinthiens 3.17-18 ; Philippiens 3.7-14 ; 1 Thessaloniciens 5.16-18 ;
Matthieu 20.25-28 ; Jean 20.21 ; Galates 5.22-25 ; Romains 8.38,39 ; 
1 Jean 4.4 ; Hébreux 10.25)


12. L'Eglise
L'Eglise est la communauté des croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.
A l'instar du peuple de Dieu de l'ancienne alliance, nous sommes appelés à sortir du monde; nous nous assemblons pour adorer, pour fraterniser, pour nous instruire dans la Parole de Dieu, célébrer la sainte Cène, venir en aide à nos semblables et proclamer l'Evangile au monde entier.
L'autorité de l'Eglise émane du Christ, qui est la Parole incarnée, et de la Bible, qui est la Parole écrite. L'Eglise est la famille de Dieu; adoptés par le Seigneur comme ses enfants, ses membres vivent selon les statuts de la nouvelle alliance.
L'Eglise est le corps du Christ, une communauté de foi dont il est lui-même la tête.
L'Eglise est l'épouse pour laquelle le Christ est mort afin de la sanctifier et de la purifier.
A son retour triomphal, il la fera paraître devant lui comme une Eglise glorieuse, fidèle à travers les âges, rachetée par son sang, sans tache, ni ride, mais sainte et irrépréhensible.
  
(Genèse 12:3 ; Actes 7:38 ; Ephésiens 4:11-15 ; 3:8-11 ; 1:22,23 ; 2:19-22 et 5:23-27 ; Matthieu 16:13-20 ; 18:18 et 28:19,20 ; Colossiens 1:17,18 )


13. Le reste et sa mission
L'Eglise universelle englobe tous ceux qui croient vraiment en Christ. Mais, dans les derniers jours, en un temps d'apostasie généralisée, un reste a été suscité pour garder les commandements de Dieu et la foi en Jésus.
Ce reste proclame que l'heure du jugement est venue, prêche le salut par le Christ et annonce la proximité de sa seconde venue.
Cette proclamation est symbolisée par les trois anges d'Apocalypse 14; elle coïncide avec l'oeuvre de repentance et de réforme sur la terre.
Tout croyant est appelé à participer personnellement à ce témoignage de portée mondiale.

(Apocalypse 12:17 ; 14:6-12 ; 18:1-4 et 21:1-14 ; 2 Corinthiens 5:10 ; Jude 3,14
1 Pierre 1:16-19 ; 2 Pierre 3:10-14)


14. L'unité du corps du Christ
L'Eglise est un corps composé de nombreux membres, issus de toute nation, de toute ethnie, de toute langue et de tout peuple.
En Christ, nous sommes une nouvelle création; les distinctions de race, de culture, d'instruction, de nationalité, les différences de niveau social ou de sexe ne doivent pas être une cause de division parmi nous.
Nous sommes tous égaux en Christ, qui par son Esprit nous a réunis dans une même communion avec lui et entre nous; aussi devons-nous servir et être servis sans parti pris ni arrière-pensée.
Grâce à la révélation de Jésus-Christ dans les Ecritures, nous partageons la même foi et la même espérance en vue de rendre un témoignage unanime devant tous les hommes.
Cette unité trouve sa source dans l'unité du Dieu trinitaire qui nous a adoptés comme ses enfants.
  
(Romains 12:4,5 ; 1 Corinthiens 12:12-14 ; Matthieu 28:19,20 ; Psaumes 133:1 ; 2 Corinthiens 5:16,17 ; Actes 17:26,27 ; Galates 3:27,29 ; Colossiens 3:10-15 ; Ephésiens 4:1-6,14-16 ; Jean 17:20-23)


15. Le baptême
Par le baptême, nous confessons notre foi en la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et nous témoignons de notre mort au péché et de notre décision de mener une vie nouvelle.
Ainsi, reconnaissant le Christ comme Seigneur et Sauveur, nous devenons son peuple et sommes reçus comme membres par son Eglise.
Le baptême est un symbole de notre union avec le Christ, du pardon de nos péchés et de la réception du Saint-Esprit.
Il se célèbre par une immersion dans l'eau et implique une profession de foi en Jésus et des preuves de repentance.
Il est précédé par une instruction fondée sur l'Ecriture sainte et par une acceptation des enseignements qu'elle contient.


(Romains 6:1-6 ; Colossiens 2:12,13 ; Actes 2:38 ; 16:30-33 et 22:16 ;
Matthieu 28:19,20)


16. La Sainte Cène
La sainte Cène est la participation aux emblèmes du corps et du sang de Jésus; elle exprime notre foi en lui, notre Seigneur et Sauveur.
Lors de cette expérience de communion, le Christ est présent pour rencontrer son peuple et le fortifier. En y prenant part joyeusement, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne.
La préparation au service de communion implique examen de conscience, repentance et confession.
Le Maître a prescrit le lavement des pieds pour symboliser une purification renouvelée, exprimer une disposition au service mutuel dans une humilité semblable à celle du Christ, et unir nos coeurs dans l'amour.
Le service de communion est ouvert à tous les chrétiens.


(1 Corinthiens 10:16,17 et 11:23-30 ; Matthieu 26:17-30 ; Apocalypse 3:20 ;
Jean 6:48-63 et 13:1-17)


17. Les dons spirituels et les Ministères
 A toute les époques, Dieu pourvoit tous les membres de son Eglise de dons spirituels, que chacun d'eux doit employer afin d'exercer un service d'amour pour le bien commun de l'Eglise et de l'humanité.
Accordés par l'intermédiaire du Saint-Esprit, qui les distribue à chacun en particulier comme il veut, les dons mettent à disposition de l'Eglise toutes les compétences et les ministères nécessaires à l'accomplissement de sa mission divine.
D'après les Ecritures, ces dons peuvent s'exercer dans le domaine de la foi, de la guérison, de la prophétie, de la prédication, de l'enseignement, de l'administration, de la réconciliation, de la compassion et du service d'amour désintéressé pour le soutien et l'encouragement d'autrui.
Certains sont appelés par Dieu et qualifiés par le Saint-Esprit pour remplir des fonctions reconnues par l'Eglise: pastorat, évangélisation, apostolat et enseignement, ministères particulièrement nécessaires pour former les membres en vue du service, pour développer la maturité spirituelle de l'Eglise et maintenir l'unité de la foi et de la connaissance de Dieu.
Lorsque les membres emploient ces dons spirituels, comme de fidèles économes des divers bienfaits de Dieu, l'Eglise est préservée de l'influence délétère des fausses doctrines; elle se développe conformément à la volonté divine et s'édifie dans la foi et dans l'amour.
 
    
(Romains 12:4-8 ; 1 Corinthiens 12:9-11,27,28 ; Ephésiens 4:8,11-16 ;
Actes 6:1-7 ; 1 Timothée 3:1-13 ; 1 Pierre 4:10,11)


18. Le don de prophétie
La prophétie fait partie des dons du Saint-Esprit.
Ce don est l'une des marques distinctives de l'Eglise du reste et s'est manifesté dans le ministère d'Ellen White.
Les écrits de cette messagère du Seigneur sont une source constante de vérité qui fait autorité et procure à l'Eglise encouragements, directives, instructions et répréhension.
Ils stipulent que la Bible est le critère auquel il convient de soumettre tout enseignement et toute expérience.


(Joël 3:1,2 ; Actes 2:14-21 ; Hébreux 1:1-3 ; Apocalypse 12:17 et 19:10 )


19. La loi de Dieu
Les grands principes de la loi de Dieu sont contenus dans les dix commandements et manifestés dans la vie du Christ.
Ils expriment l'amour, la volonté et les desseins de Dieu concernant la conduite et les relations humaines et sont impératifs pour tous les hommes de tous les temps. Ces préceptes constituent le fondement de l'alliance conclue par Dieu avec son peuple et la norme de son jugement.
Agissant par le Saint-Esprit, la loi démasque le péché et fait éprouver le besoin d'un Sauveur.
Le salut procède entièrement de la grâce et non des oeuvres, mais ses fruits se traduisent par l'obéissance aux commandements de Dieu.
Celle-ci favorise le développement d'une personnalité chrétienne et produit un sentiment de bien-être. C'est une manifestation de notre amour pour le Seigneur et de notre intérêt pour nos semblables.
L'obéissance qui vient de la foi révèle la puissance du Christ qui transforme les vies et renforce ainsi le témoignage du chrétien.


(Exode 20:1-17 ; Psaumes 19:8-15 et 40:8,9 ; Matthieu 5:17-20 et 22:36-40 ; Deutéronome 28:1-14 ; Hébreux 8:8-10 ; Jean 15:7-10 ; Ephésiens 2:8-10 ; 1 Jean 5:3 ; Romains 8:3,4)


20. Le sabbat
Au terme des six jours de la création, l'Auteur de tout bien s'est reposé le septième jour et a institué le sabbat comme mémorial de la création pour toute l'humanité.
Le quatrième commandement de la loi divine et immuable requiert l'observation de ce septième jour de la semaine comme jour de repos, de culte et de service, en harmonie avec les enseignements et l'exemple de Jésus, le Seigneur du sabbat.
Le sabbat est un jour de communion joyeuse avec Dieu et entre nous. Il est un symbole de notre rédemption en Christ, un signe de notre sanctification, un témoignage de notre fidélité et un avant-goût de notre vie future dans le royaume de Dieu.
Le sabbat est le signe permanent de l'alliance éternelle de Dieu avec son peuple. L'observation joyeuse de ce temps sacré d'un soir à l'autre, d'un coucher de soleil à l'autre, est une célébration des oeuvres créatrice et rédemptrice de Dieu.


(Genèse 2:1-3 ; Exode 20:8-11 ; Luc 4:16 ; Esaïe 56:5,6 et 58:13,14 ;
Matthieu 12:1-12 ; Exode 31:13-17 ; Ezéchiel 20:12,20 ; Deutéronome 5:12-15 ; Hébreux 4:1-11 ; Lévitique 23:32 ; Marc 1:32)


21. La gestion chrétienne de la vie
Nous sommes les économes de Dieu, le Seigneur nous ayant confié du temps, des occasions, des aptitudes, des possessions, les biens de la terre et les ressources du sol. Nous sommes responsables devant lui de leur bon usage. Nous reconnaissons ses droits de propriété en le servant fidèlement, ainsi que nos semblables, en lui rendant les dîmes et en lui apportant des offrandes, pour la proclamation de l'Evangile, le soutien et le développement de son église. Une gestion chrétienne de la vie est un privilége que Dieu nous accorde afin de nous faire grandir dans l'amour, et de nous aider à vaincre l'égoïsme et la convoitise. Le bon économe se réjouit des bénédictions accordées à ses semblables comme fruits de sa fidèle gestion.


22. L'éthique chrétienne
Nous sommes appelés à être un peuple saint dont les pensées, les sentiments et le comportement sont en harmonie avec les principes du ciel. Pour permettre à l'Esprit de reproduire en nous le caractère de notre Seigneur, nous ne suivons, à l'exemple du Christ, que des lignes d'action propres à favoriser la pureté, la santé et la joie dans nos vies. Ainsi, nos loisirs doivent satisfaire aux normes les plus élevées du goût et de la beauté chrétienne. Tout en tenant compte des différences culturelles, nous porterons des vêtements sobres, simples et de bon goût, adaptés à ceux dont la vraie beauté ne réside pas dans les ornements extérieurs, mais dans le charme impérissable d'un esprit doux et paisible. Par ailleurs, notre corps étant le temple du Saint-Esprit, nous devons en prendre soin intelligemment. En plus d'un exercice physique et d'un repos adéquats, nous devons adopter le régime alimentaire le plus sain possible et nous abstenir des aliments malsains mentionnés comme tels dans les Ecritures. Les boissons alcoolisées, le tabac et l'usage des drogues et des narcotiques étant préjudiciables à notre corps, nous devons également nous en abstenir. En revanche, nous userons de tout ce qui est de nature à soumettre nos corps et nos pensées à l'autorité du Christ, qui désire nous voir en bonne santé, heureux et épanouis.

(Romains 12:1,2 ; 1 Jean 2:6 ; Ephésiens 5:1-21 ; Philippiens 4:8 ; 2 Corinthiens 10:5 et 6:14 à 7:1; 1 Pierre 3:1-4 ; 1 Corinthiens 6:19,20 et 10:31 ; Lévitique 11 ; 3 Jean 2)


23. Mariage et Famille
Le mariage a été institué par Dieu en Eden. Jésus a déclaré qu'il s'agit d'une union à vie entre un homme et une femme, union caractérisée par un climat d'amour. Aux yeux du chrétien, les voeux du mariage l'engagent aussi bien vis-à-vis de Dieu que vis-à-vis de son conjoint et ne devraient être échangés qu'entre des personnes qui partagent la même foi. L'amour, l'estime, la responsabilité et le respect mutuels consituent la trame des liens conjugaux qui ont à refléter l'amour, la sainteté, l'intimité et la permanence des liens unissant le Christ à son Eglise. Concernant le divorce, Jésus a enseigné que la personne qui - sauf pour impudicité - se sépare de son conjoint et en épouse un autre commet un adultère. Bien que certaines relations familiales puissent ne pas atteindre l'idéal, les époux qui se dévouent l'un à l'autre en Christ peuvent néanmoins réaliser leur unité d'amour grâce à la direction du Saint-Esprit et au ministère de l'Eglise. Dieu bénit la famille et désire que ses membres se prêtent mutuellement assistance en vue d'atteindre une pleine maturité. Les parents doivent élever leurs enfants de manière qu'ils aiment le Seigneur et lui obéissent. Par la parole et par l'exemple, ils leur enseignent que le Christ est un maître aimant, bienveillant et attentif à nos besoins, qui souhaite les voir devenir membres de son corps et appartenir à la famille de Dieu. Le resserrement des liens familiaux est l'un des signes distinctifs du dernier message évangélique.
   
(Genèse 2:18-25 ; Matthieu 5:31,32 et 19:3-9 ; Jean 2:1-11 ; 2 Corinthiens 6:14 ; Ephésiens 5:21 à 6:4 ; Marc 10:11,12 ; Luc 16:18 ; 1 Corinthiens 7:10,11 ; Exode 20:12 ; Deutéronome 6:5-9 ; Proverbes 22:6 ; Malachie 3:23,24)


24. Le Ministère du Christ dans le sanctuaire céleste
Il y a dans le ciel un sanctuaire, le véritable tabernacle, dressé par le Seigneur et non par un homme. Dans ce sanctuaire, le Christ accomplit un ministère en notre faveur, mettant ainsi à la disposition des croyants les bienfaits découlant de son sacrifice rédempteur offert une fois pour toutes sur la croix. Lors de son ascension, il fut intronisé comme souverain sacrificateur et commença son ministère d'intercession après son ascension. En 1844, au terme de la période prophétique des 2300 jours, il entra dans la seconde et dernière phase de son ministère de réconciliation. Celle-ci consiste en une instruction du jugement, qui prépare l'élimination définitive du péché; cette oeuvre était symbolisée par la purification de l'ancien sanctuaire hébreu le jour des Expiations. Au cours de cette cérémonie symbolique, le sanctuaire était purifié avec le sang d'animaux sacrifiés, tandis que les réalités célestes sont purifiées par le sacrifice parfait du sang de Jésus. L'instruction du jugement révèle aux intelligences célestes quels sont parmi les morts ceux qui dorment en Christ, et qui par conséquent sont jugés dignes en lui de participer à la première résurrection. Cette instruction du jugement fait aussi apparaître ceux qui, parmi les vivants, demeurent en Christ, gardant les commandements de Dieu et la foi en Jésus, prêts par là même et en lui à être transmués et introduits dans son royaume éternel. Ce jugement réhabilite la justice de Dieu en sauvant ceux qui croient en Jésus. Il proclame que ceux qui sont restés fidèles recevront le royaume. L'achèvement de ce ministère du Christ marquera l'expiration du temps de grâce pour l'humanité, avant sa seconde venue.

(Hébreux 1:3; 2:16,17; 4:14-16; 8:1-5 ; 9:11-28 et 10:19-22; Daniel 7:9-27; 8:13,14 et 9:24-27; Nombres 14:34; Ezéchiel 4:6; Lévitique 16; Apocalypse 14:6,7,12; 20:12 et 22:12)


25. Le retour du Christ
La seconde venue du Christ est la bienheureuse espérance de l'Eglise, le point culminant de l'Evangile. L'avènement du Sauveur sera littéral, personnel, visible et de portée mondiale. Lors de son retour, les justes morts ressusciteront; avec les justes vivants, ils seront glorifiés et enlevés au ciel, tandis que les réprouvés mourront. L'accomplissement presque complet de la plupart des prophéties et les conditions actuelles qui règnent dans le monde indiquent que la venue du Christ est imminente. Le jour et l'heure de cet événement n'ont pas été révélés, c'est pourquoi nous sommes exhortés à nous tenir prêts à tout moment.

(Tite 2:13 ; Hébreux 9:28 ; Jean 14:1-3 ; Actes 1:9-11 ; Apocalypse 1:7 ; 14:14-20 et 19:11-21 ; 1 Thessaloniciens 4:13-18 et 5:1-6 ; 1 Corinthiens 15:51-54 ; 2 Thessaloniciens 1:7-10 et 2:8 ; Matthieu 24 et 26:43,44 ; Marc 13 ; Luc 21:5-38 ; 2 Timothée 3:1-5)


26. La mort et la résurrection
Le salaire du péché, c'est la mort. Mais Dieu, qui seul est immortel, accordera la vie éternelle à ses rachetés. En attendant, la mort est un état d'inconscience pour tous. Quand le Christ - qui est notre vie - paraîtra, les justes ressuscités et les justes encore vivants lors de sa venue seront glorifiés et enlevés pour rencontrer leur Seigneur. La seconde résurrection, celle des réprouvés, aura lieu mille ans plus tard.

(Romains 6:23 ; 1 Timothée 6:15,16 ; Ecclésiaste 9:5,6 ; Psaumes 146:3,4 ; Jean 5:28,29 et 11:11-14 ; Colossiens 3:4 ; 1 Corinthiens 15:51-54 ; 1 Thessaloniciens 4:13-17 ; Apocalypse 20:1-10)


27. Les mille ans et la fin du péché
Le millénium est le règne du Christ avec ses élus, dans le ciel, règne qui durera mille ans. Il se situe entre la première et la deuxième résurrection. Pendant cette période, les réprouvés morts seront jugés. La terre sera totalement déserte; elle ne comptera pas un seul être humain vivant, mais sera occupée par Satan et ses anges. Lorsque les mille ans seront écoulés, le Christ, accompagné de ses élus, descendra du ciel sur la terre avec la sainte cité. Les réprouvés morts seront alors ressuscités, et, avec Satan et ses anges, ils tenteront d'investir la cité; mais un feu venant de Dieu les consumera et purifiera la terre. Ainsi, l'univers sera libéré à jamais du péché et des pécheurs.
  
(Apocalypse 20 et 21:1-5 ; 1 Corinthiens 6:2,3 ; Jérémie 4:23-26 ; Malachie 3:19 ; Ezéchiel 28:18,19)


28. La nouvelle terre
Sur la nouvelle terre où la justice habitera, Dieu offrira aux rachetés une résidence définitive et un cadre de vie idéal, pour une existence éternelle faite d'amour, de joie et de progrès en sa présence. Car Dieu habitera avec son peuple, et les souffrances et la mort auront disparu. La grande tragédie sera terminée et le péché ne sera plus. Tout ce qui existe dans le monde animé ou inanimé proclamera que Dieu est amour et qu'il régnera pour toujours.

(2 Pierre 3:13 ; Esaïe 35 et 65:17-25 ; Matthieu 5:5 ; Apocalypse 21:1-7 ; 22:1-5 et 11:15 )





 
 

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